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L'espace de Jean-Daniel
Lundi 10 avril 2006 1 10 /04 /Avr /2006 16:59

    Chaque année l’ambassade de France aux USA organise un forum sur le sol américain où les grandes et moins grandes entreprises françaises viennent recruter des francophones. Cette année le forum USA se tenait au MIT à Boston les 8 et 9 avril 2006.

Comme hélas il va bien falloir un jour trouver du travail pour avoir à nouveau des vacances, Fabrice, Morgann, Loïc, Pierre et moi avons cassés notre tirelire pour s’offrir un petit WE à Boston et aller « chopper de la DRH (Directrice des Ressources Humaines) » comme le vulgum pecus aime à dire.

Jeudi 6 avril
 

    Le vol pour Boston était à 19h59 le jeudi soir. Nous sommes partis à 18h15 de la maison et en fait nous nous sommes rapidement aperçus que c’était un juste pour être à l’heure. Et évidemment, c’est quand on est pressé que survient tout un tas de petits embêtements : embouteillages pour aller à la station de métro, tickets de métro qui ne fonctionnent pas, métro qui reste bloqué 15 minutes à la station juste avant l’aéroport, enregistrement des bagages qui est clos pour le vol, pfffiou… Toujours est-il qu’en courant à travers l’aéroport et en aplatissant le sac qui devait passer en soute pour le faire passer en cabine, nous avons réussi à embarquer dans notre avion. Bon, la prochaine fois on partira plus tôt de la maison.

 

Arrivée de nuit à Boston, nous sommes très bien accueillis au YMCA (Young Men Christian Association) dans lequel nous avions réservés deux chambres.

 
Vendredi 7 avril
 

    La journée du vendredi fût consacrée à la visite de Boston à pied. Boston est une ville chargée d’histoire et cultive précieusement ce passé contrairement à la majorité des autres villes américaines. C’est en effet à Boston que la grande aventure américaine à commencée avec la Boston Tea Party du 16 décembre 1776 à l’initiative de Samuel Adams et la révolte des colons contre la domination anglaise. Un parcours est tracé au cœur de la ville à l’aide d’une ligne rouge qui fait revivre cette période de révolution en menant le visiteur d’un lieu historique à l’autre : du Massachusetts State House en passant par le cimetière « Old Granary » où est enterré Samuel Adams jusqu’au Bunker Hill Monument qui commémore la première grande bataille des colons contre les anglais. Nous avons donc bêtement suivi ce parcours très bien fait, après tout de même avoir eu une visite guidée de la bibliothèque (la première bibliothèque publique des USA) et assister à un petit concert d’orgues dans l’église de La Sainte Trinité (Trinity Church) récemment rénovée.


Le centre ville est charmant avec ces maisons en briques rouges à la Londonienne, étonnant avec ses vieux bâtiments qui se reflètent dans les hauts buildings modernes en verre, agréable à vivre avec ses petits commerces et verdoyant avec ses beaux et grands parcs publics. Les gens que l’ont rencontre à Boston sont plus de type européen : plus distingué dans leur façon de s’habiller, moins gros, plus blancs…

 

Boston est également un grand port de pêche dont le homard est l’emblème et la spécialité culinaire. Cela change du hamburger et du beurre de cacahuète. Il fallait donc absolument en bon français tester la spécialité culinaire du coin. Nous sommes donc allés sur le port le soir , où se trouve sur un des docks déserts un petit restaurant insoupçonné le « No Name Restaurant » qui sert d’excellents fruits de mer à prix raisonnable. Pour $21 ils vous servent une petite fricassée de gambas, coquilles Saint Jacques, et homard qu’on n’est pas prêt d’oublier… Cela accompagné par la bière locale la « Harpoon » qui se laisse bien boire également.

 
Samedi 8 avril
 

    Engoncés dans nos costumes, le sourire Colgate aux lèvres et le CV à la main, c’est ainsi que nous nous sommes pointés le lendemain matin vers 10h00 (il ne faut pas exagérer non plus…) au forum USA sur le campus du MIT. Il devait y avoir une vingtaine d’entreprises représentées dont AREVA, TOTAL, Exxon Mobil, SAFRAN, Airbus, EADS, Renault, Saint Gobain, EDF… J’ai notamment eu un entretien un peu plus sérieux avec cette dernière. Parmi les questions posées : que pensez-vous de la privatisation d’EDF, qu’est-ce vous voulez faire comme type de travail (ça c’est une bonne question), qu’avez-vous le mieux aimé aux USA (toujours pas compris pourquoi …), citez moi un point faible que vous avez amélioré ces derniers temps (comme j’ai les neurones connectés à l’envers je lui ai cité un point fort mais tactiquement ce n’était pas plus mal)… Les recruteurs sont parfois assez sidérants je vais voir Total, je lui montre mon CV, il voit que j’ai déjà deux diplômes et il me fait : « vous ne voudriez pas faire une formation diplômante à l’Imperial College à Londres par hasard ? ». Bah en fait comment te dire si je viens te voir c’est pour trouver du travail pas pour me taper 2 à 3 ans d’études supplémentaires sur un sujet qui en plus est rasoir. Ou alors aussi on s’entend dire « Ha bah allez sur le site Internet… ». Super ! Merci du conseil, ça valait le coup de venir vous voir jusqu’à Boston ! Mais globalement ce fût une expérience positive avec déjà un retour de la part de la société AREVA…

Après être sorti du forum vers 17h00, nous avons profités qu’il faisait encore jour pour aller un peu au Nord de la ville, à Cambridge en fait, pour aller voir le fameux campus d’Harvard University. Impressionnant, construit sur le modèle des collèges anglais, l’on sent qu’ici on ne plaisante pas ! Dire que dans ces murs se trouve certainement un futur président des USA…

 
 
Dimanche 9 avril
 

    Contrairement aux deux jours précédents Durant lesquels le temps était plutôt gris et humide, le dimanche fût une belle journée ensoleillée. Pendant que j’étais à la messe des Rameaux les autres ont visité le Museum of Fine Arts. Après avoir déjeuné au Quincy Market une grande halle couverte dans laquelle il n’y a principalement que des restaurateurs, nous nous sommes promenés l’après-midi dans le quartier de Beacon Hill, le quartier résidentiel chic de Boston et qui rappelle fortement les quartiers résidentiels de Londres. Enfin après une petite sieste au soleil sur les bords de la Charles River, nous avons repris le chemin de l’aéroport pour nous en retourner vers Atlanta et l’Amérique profonde. Le contraste est tellement saisissant entre les grandes villes du Nord Est et le Sud Est que s’il n’y avait pas le même drapeau américain et les mêmes bus scolaires jaunes partout, on pourrait croire que l’on a changé de pays !


Par Jdoo - Publié dans : Ballades aux USA
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Jeudi 6 avril 2006 4 06 /04 /Avr /2006 00:00
Key West, 22 mars
 

    Après avoir passé la nuit dans un hôtel à Homestead (cf. partie 1) nous voilà d’attaque pour entamer la meilleure partie du séjour la descente jusqu’à Key West, 120 miles par la fameuse route des Keys US1 qui surplombe les eaux azures du Golf du Mexique. Key West est l’île la plus éloignée de la côte de La Floride et la plus proche de Cuba (90 miles) d’un archipel de 1700 îles qui forment Les Keys. Key West est la « Southernmost City » ville la plus au sud des USA mais aussi la « Conch Republic » où République des Conques. En effet Key West et les Keys déclarèrent symboliquement leur indépendance en 1982 en signe de protestation avec les USA à propos d’une affaire de réfugiés politiques cubains. Un personnage tel qu’Ernest Hemingway a séjourné longtemps à Key West et y appréciait la vie là-bas c’est dire que la vie y est douce et délurée. Nous ne sommes plus vraiment aux USA culturellement parlant mais plutôt quelque part dans Les Caraïbes.

Dans l’après-midi nous avons pris le bateau pour une petite plongée avec masque et tuba au dessus de massifs coralliens. La zone étant protégée de toute pêche la faune sous-marine abonde, c’est comme si l’on se baignait dans un aquarium géant. En outre des nombreuses espèces de poissons tropicaux aux couleurs chatoyantes et aux formes art déco ont été aperçu : un barracuda, un requin nourrice, une tortue…

 

Parc des Everglades, 23 mars

 

    Départ tôt le Jeudi matin de Key West après une bonne petite soirée en ville, direction Les Everglades ! Enfin… la première étape fut d’aller récupérer la Buick fraîchement réparée que nous avions laissée sur le parking de l’hôtel à Homestead et d’aller rendre la voiture de location. En croisant les doigts pour que la Buick ne retombe pas en panne en plein milieu du Parc, nous nous dirigeons maintenant transversalement vers l’ouest de la floride. Au centre un immense marrais : c’est la région des Everglades.

Impossible d’aller aux Everglades sans visiter une ferme d’alligators et de faire une petite ballade en Air Boat (hydroglisseur), ce que nous avons fait en début d’après-midi. Nous avons repris ensuite la voiture pour visiter le Parc des Everglades à proprement parlé. Sur le long de la route les endroits à voir sont aménagés pour les rendre accessibles et intéressants pour le plus grand nombre. A chaque point d’intérêt, l’on gare la voiture et une petite promenade dans le milieu naturel a été prévue. Le premier arrêt fut le plus exceptionnel. Le chemin d’abord en bitume longe un premier petit étang qui se prolonge en un gros ruisseau vers une grande étendue d’eau. En arrivant au niveau de cette grande étendue l’on passe sur une passerelle en bois qui fait une boucle au dessus des hautes herbes jaunes des marécages. Ce qui étonne c’est l’abondance de la faune que l’on peut presque toucher de la main. Hérons cendrés, aigrettes et autres oiseaux des marais, tortues de Floride, bancs de poissons à la surface des eaux terreuses et alligators immobiles dans l’eau se prélassant sur les berges au soleil. Nous nous batifolâmes ainsi au milieu des alligators par un temps lourd et orageux. Nous avons tellement aimé ce spot que nous l’avons refait à la nuit tombée. A l’origine la promenade devait être guidée par un ranger mais ce dernier nous ayant posé un lapin nous y sommes allés tout seul à la lueur de nos petites lampes de poche et à la lueur des éclairs au loin. C’est un spectacle unique qui s’est rapidement présenté à nos yeux, celui d’innombrables paires de point lumineux rouges au niveau de la grande étendue d’eau. C’étaient tout simplement les yeux des alligators éclairés par nos lampes. Ces derniers plus du tout somnolents comme en fin d’après-midi étaient en train de chasser. Ils sont très vifs et arrivent à attraper les poissons en pleine nage.   

 

Après un tel spectacle nocturne sous l’orage, nous avons repris la voiture pour la côte ouest de la Floride pour dormir à Fort Myers.

 
Fort Myers, 24 mars
 

    Après la journée bien remplie de la veille, cette journée fût passée à lézarder sur la plage très éventée et à ramasser des coquillages qui abondent mais qui sont tous blanchis par la force érosive de l’océan. Le soir venu nous avons fêté l’anniversaire d’Aurélien aux Hooters dont les jeunes et jolies serveuses habillées en tenue légères sont la spécialité.

 

Everglades & Sanibel Island, 25 mars

 

    Retour aux Everglades cette fois-ci par l’entrée ouest pour une petite ballade en canoë de trois heures dans la mangrove accompagnée par une femme Ranger ! Nous n’avons pas vu beaucoup de faune locale à part des petits crabes de mangrove. En s’enfonçant dans la mangrove les passages devenaient de plus en plus étroits et pour suivre les méandres du cours d’eau il s’agissait de diriger le canoë en s’aidant des arbres.

En fin d’après-midi nous avons admiré le coucher de soleil sur Sanibel Island sur la côte ouest de la Floride. Il faisait un vent terrible sur la plage et notre plan de passer la dernière nuit de notre périple en Floride à dormir sur la plage tombait à l’eau. Sur ce, ayant la sensation d’avoir vu ce qu’il y avait avoir et sachant que la journée de dimanche ne serait pas de trop pour se reposer nous décidâmes de rentrer sur le champ à Atlanta. Nous avons dû partir de Sanibel Island à 19h15-30 et nous sommes arrivés à Atlanta vers 3h30 du matin, après plus de 610 miles (plus de 970 km) de route…


Pour conclure ce petit récit et pour résumer en un mot banal une petite ballade qui ne l’est pas : AWESOME !

Par Jdoo - Publié dans : Ballades aux USA
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Mercredi 5 avril 2006 3 05 /04 /Avr /2006 05:28

Enfin une semaine de vacances bien méritée après deux mois et demi de travail acharné (ou pas…)! Spring Break, littéralement vacances de printemps, est une période pendant laquelle immanquablement d’années en années les jeunes universitaires américains (de leur nom scientifique anglophone « undergraduates ») migrent en bandes vers les eaux chaudes de la côte Est de la Floride afin de faire leur apprentissage en alcoométrie et en anatomie du sexe opposé poil au nez ou pas ça dépend des goûts poil aux genoux.

Afin de mieux observer et comprendre ce phénomène scientifique d’une ampleur inégalée, nous avons décidé de mener une expédition vers ces contrées non inhospitalières de la péninsule de la Floride au cœur même des ébats de ces joyeux pèlerins.

 

Mais il grand d’arrêter de dire des bêtises et de décrire notre périple dont voici les grandes étapes :

 


Saint Augustine, 17 mars & Soirée à Daytona Beach

 

La ville de Saint augustine fût fondée le 28 août 1565 par un amiral espagnol Pedro Menéndez de Avilés le jour vous l’aurez deviné de la Sainte Augustine. Ce qui fait de cette charmante petite ville la plus ancienne colonie européenne implantée sur le continent américain et continuellement occupée depuis. L’on peut encore y voir les vestiges de l’occupation espagnole à travers le Castillo de San Marcos, le fort qui protégeait Sainte Augustine des navires ennemis. Une reconstitution de la ville telle qu’elle pouvait l’être au 17ième siècle constitue également l’une des principales attractions de la ville (petites maisons colorées avec balcons en fer forgé).

Une fois nous être bien baladé dans la ville, un petit tour à la plage s’imposait. La plage est située à 5 minutes en voiture, en effet Ste Augustine est située sur un bras de mer.

 

Fin d’après-midi et soirée à Daytona Beach, haut lieu de rencontre des « Spring Breakers ».

 
Cap Canaveral, 18 mars
 

Impossible de passer en Floride sans s’arrêter à Cap Canaveral. La route en elle-même pour arriver au centre spatial est assez hors du commun : il faut rouler sur une longue bande de terre plate et large de 50m, du côté droit de la route la lagune semble figée avec ses marais couleur terre, du coté gauche l’océan bleu foncé est agité par les vagues et vient caresser le rivage de sable blanc et fin. Au loin devant parmi la végétation verdoyante se détache sur la partie principale de la péninsule le fameux gigantesque hangar qui abrite la navette spatiale américaine. A la vue de Cap Canaveral sur cette route unique un étrange sentiment de fierté et d’émotion gagne le visiteur, comme s’il allait lui-même embarquer à bord de la navette pour l’espace. Le Centre se visite en bus, le paradoxe c’est que cette concentration de haute technologie est située en plein cœur d’une réserve naturelle. Nous avons pu également assister à une projection d’un film en 3D sur l’aventure humaine lunaire intitulé « Sublime désolation ». On s’y croirait et le scénario est tellement bien ficelé qu’on est au bord de verser une petite larme sur la fin. Un grand moment d’émotion également est la reconstitution même de l’alunissage d’Armstrong et Aldrin vu du centre spatial. Je ne savais pas que les communications avaient été coupées pendant un moment sans raison, que l’ordinateur du module d’alunissage était planté pendant cette phase critique et qu’Armstrong s’est posé sur la lune à vue en commande manuelle avec 2 min de carburant restant. Sachant que le module lunaire est à peu près aussi maniable qu’une pierre qui tombe et qu’à l’entraînement sur terre ils avaient échoué de nombreuses fois à le poser correctement. Olé.

 

Nous sommes repartis en fin d’après-midi la tête encore dans les étoiles pour Fort Lauderdale.

 
Fort Lauderdale, 19 mars
 

Fort Lauderdale est surnommée à juste titre « Venice of America ». Un immense réseau de canaux quadrille en effet une majeure partie de la ville, la partie résidentielle évidemment. Les résidences secondaires sont plus grandes et plus belles les unes que les autres. Devant chaque villa un luxueux yacht est amarré. Un tel étalement de richesse et aussi étendu est limite choquant. De nombreuses stars ont ici un « petit » pied-à-terre parmi lesquelles figure le nom d’un dénommé Brad Pitt.

L’après-midi fût consacré à la plage de sable blanc bien agréable avec une eau des plus chaudes comme on ne verra jamais en Bretagne. On a du rester au moins 2h dans l’eau à faire des « passes à dix » avec notre cher frisbee aujourd’hui disparu mais c’est une autre histoire.

 
Miami, 20 et 21 mars
 

Nous poursuivons notre descente le long de la côte Est de la Floride. Nous sommes maintenant à Miami ! Vu l’importance du lieu nous avions décidé d’y passer deux jours. Le choix de deux jours s’est révélé salvateur, en effet une des deux voitures, la Buick, nous a lâchée le soir du premier jour. Nous nous rendions à Miami Beach pour apprécier la vie nocturne tandis qu’à mi-chemin, alors que l’on venait juste de traverser un quartier plutôt mal famé de la ville il y a eu comme une odeur de plastique brûlé dans la voiture. Depuis quelque temps déjà le moteur faisait un « bruit de courroie » inquiétant mais on ne voyait rien de particulier. Loïc qui conduisait a eu la présence d’esprit de s’arrêter aussitôt sur le bord de la route et en ouvrant le capot et après que la fumée se soit évacuée on a vu effectivement qu’il n’y avait plus de courroie moteur (évidemment ça marche moins bien sans) mais plus grave encore que toute l’eau de refroidissement était en train de s’écouler par-dessous. Selon le conseil d’un autochtone et avec son aide nous avons garé la voiture un peu plus loin près d’un poste de police et nous avons terminé le voyage pour Miami Beach à 7 dans la petite Dodge Neon (ce n’est pas très confortable).

Le lendemain Morgann et Aurélien se sont occupés de faire remorquer et réparer la Buick, un grand merci à eux, tandis que le reste de l’équipée a visité Miami Beach, Ocean Drive artère la plus connue qui longe la plage et où l’on voit des filles superbes faire du roller en bikini. En fin d’après-midi, Morgann et Aurélien nous ont rejoints à la plage de Miami pour une petite baignade. Jusqu’au lendemain matin nous sommes restés dans l’expectative pour la voiture, attendant le verdict du garagiste.

 

Le lendemain matin donc, il est décidé donc que nous allons louer de toute façon une voiture pour faire la route des Keys le surlendemain, car les îles sont à mi-chemin entre la Floride et Cuba, ce n’est pas l’endroit idéal pour tomber en panne. Pendant ce temps le verdict du garagiste est tombé il faut changer la pompe à eau et le compresseur à air défectueux. Ce qui nous ferait $1500 de réparations : à ce prix mieux vaut racheter une nouvelle voiture ! Après négociations et visite au garage, il apparaît que la cause de la panne est bien la pompe à eau et que nous n’avons pas besoin de changer le compresseur à air qui ne fonctionnait déjà pas avant vraisemblablement. C’est ce qui est décidé et l’on s’en tire pour $530 avec une voiture disponible en fin de journée.

Ce qui nous laisse l’après-midi pour aller voir certainement la plus belle maison des USA, la Villa Vizcaya. Vizcaya a été construite par un riche industriel James Deering (machines agricoles) qui y passa tous ses hivers entre 1916 et 1925. Originaire de Chicago et souffrant d’anémie chronique, ses médecins lui avaient déconseillé le climat trop rigoureux du Nord Est des USA. Il fit donc construire sa villa à Miami qui à l’époque comptait 10000 habitants et où l’on ne pouvait accéder que par la mer, la jungle et les marais interdisant l’accès par voie terrestre. Pas moins de 10% de la population de Miami fut employée à construire Vizcaya. La villa est d’inspiration européenne (enfin un peu de finesse dans ce monde de brutes), l’ensemble architectural est florentin, chaque pièce de la villa est dédiée à un style, du néo-classique au 14ième siècle. Toutes les pièces d’art, le mobilier, des chambres entières ont été rapportées d’Europe et sont de véritables trésors. Mais ce qui est encore plus marquant c’est qu à l’époque Vizcaya était à la pointe de la technologie, électricité, téléphone à cadran, ascenseur sont présents. Enfin la villa jouit d’une vue magnifique sur Biscayne Bay, cette villa est décidément un véritable joyau.

(... la suite au prochain article...)

Par Jdoo - Publié dans : Ballades aux USA
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Dimanche 5 mars 2006 7 05 /03 /Mars /2006 00:00

    Un petit week-end des familles bien sympathique comme on les aime, passé à Chicago. Nous sommes partis le jeudi soir comme à notre habitude, par contre j’ai dû sécher un cours, c’est terrible je ne m’en suis d’ailleurs toujours par moralement remis. Surtout qu’en plus sous la mauvaise influence de Mr Loïc S., nous avons demandé à quelqu’un d’autre de signer la fiche de présence pour nous ce qui équivaut à peu près à une radiation à vie de Georgia Tech si l’on se réfère au Code d’honneur que nous avons signé et dont nous sommes censés avoir lu les cinquante pages.

    Bref toujours est-il que nous avons voyagé par AirTran, la compagnie à bas prix américaine, mis à part 1h30 de retard à l’aller et 3h au retour c’est une bonne affaire, les sièges ne sont pas trop inconfortables et rapprochés les uns des autres et l’on a même droit à une moitié de cannette de Coca et au moins dix mini chips ! C’est pour dire…


    L’auberge de jeunesse dans laquelle nous logions était idéalement située en plein cœur de Chicago. Les transports publics à Chicago sont de toute façon assez efficaces. Les bus sont fréquents et vous emmènent là où vous le souhaitez. Quant au métro c’est le transport mythique de la ville. En effet c’est un métro aérien qui circule à 5 mètres au dessus de la route dans le cœur historique de Chicago que l’on appelle la « Loop ».


Chicago est une ville au design urbain recherché et moderne, les vieux buildings à l’allure lourde mais tout de même raffinée y côtoient les hauts gratte-ciels élancés récemment construits. Un peu partout dans la « Loop » sont disséminées des sculptures d’artistes contemporains, tel Picasso. Le « Art Institute » de Chicago héberge une des plus grandes collections d’œuvres de peintres impressionnistes au monde, après celle du musée d’Orsay (soyons un peu chauvin). Mais pas seulement, lors de notre visite du musée, ce dernier accueillait une vaste exposition d’œuvres de Girodet. Parmi ces dernières, « Le someil d’Endymion » nous a particulièrement interpellé, il faut dire que l’explication de ce tableau par une guide du musée n’y est pas pour rien.

 

    Il est impossible de parler de Chicago sans mentionner le lac Michigan, absolument grandiose. La ville est vraiment construite sur le bord du lac et une des activités les plus marquantes du WE a été de savourer un gâteau aux trois chocolats en haut de la deuxième plus haute tour de la ville surplombant le lac au coucher du soleil. Que c’est romantique, l’on aurait envie de savourer ce moment avec sa promise un verre de champagne à la main ! Malheureusement nous étions quatre mecs, soit quatre paires de… pieds bien sûr ! … ça refroidit tout de suite les ardeurs, poil au nez.

 

Nous avons jouit durant ce WE d’un temps certes glacial mais ensoleillé les deux premiers jours, et le dimanche, Ô joie, la neige s’est mise à tomber à gros flocons. Juste avant de repartir pour des latitudes plus clémentes, nous avons pu crapahuter dans le Milenium Park enneigé et apprécier une dernière la très agréable ville de Chicago.

Par Jdoo - Publié dans : Ballades aux USA
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Samedi 18 février 2006 6 18 /02 /Fév /2006 00:00

    Ca y est ! J’ai à nouveau quelque chose d’intéressant (ou pas) à raconter ! En effet Pierre et moi sommes allés dans le Tennessee ce WE pour aller faire de la spéléologie avec l’ORGT, selon une idée originale de Loïc, il faut le préciser.
L’ORGT c’est une association de Georgia Tech entièrement administrée par les élèves qui propose des sports « nature » : randonnées, sorties en VTT, spéléo, etc. … Le principe étant que ce sont les élèves plus expérimentés qui font office de guides et enseignent aux nouveaux venus tout ce qu’il faut savoir pour pratiquer de tels sports. Et ainsi le flambeau passe de main en main…

    Donc tout ceci est très sérieux et avant de partir pour un de ces petits voyages il faut suivre un cours. Mais seulement après avoir signé tous les papiers comme quoi l’on a conscience des risques encourus et que Georgia Tech n’est pas responsable si l’on se casse une jambe ou un bras,ou si l’on meurt écrasé sous un éboulement, ou pire… si l’on se coince la zigounette dans la braguette à fermeture éclair de son treillis (c’est pour ça que j’ai acheté d’occasion un véritable treillis de l’armée US, récupéré sur un mort en Irak sans doute, avec des boutons donc…).

    Le cours était mercredi soir, Philippe un doctorant francophile très sympathique allait être un des accompagnateurs. Il nous a fait un point sur l’équipement de base pour une ballade horizontale dans une grotte, le casque, la lampe frontale, les lampes de secours, les gants, les genouillères (indispensables), les habits à mettre. Ainsi que sur les consignes de sécurité et tout et tout. Le départ pour la grotte fût fixé à 8h00, samedi matin.

   
    Nous voici donc samedi matin 8h00, nous sommes quatorze en comptant les deux accompagnateurs. Le temps de prendre le matériel, d’apprendre les noms de chacun et de ré-entendre l’avertissement habituel pour se rassurer : « caving is an inherently dangerous activity, you might be injured or even killed, … », nous voilà parti aux environs de 9h00 pour la grotte de Crownover Salpeter !

    Trois heures de route plus tard, nous voici dans le Tennessee, en pleine campagne à 240 m d’altitude. C’est un paysage de moyenne montagne aux arbres dénudés sous un maussade jour d’hiver qui se dévoile à nos yeux. Le thermomètre avoisine zéro degré Celsius, il a neigé sur la route. L’entrée de la grotte est située dans les bois sur la propriété de la ferme où nous avons garé les voitures. Il faut dix minutes de marche à gravir le sous-bois en pente pour l’atteindre.
   
    Curieusement l’entrée est une petite crevasse qui ne paye pas de mine. On s’y faufile en rampant, mais cette petite ouverture débouche sur un large vestibule. La grotte en elle-même est un long boyau de 16 miles de long qui ne présente pas trop de ramifications, sur le papier on ne peut donc pas trop s’y perdre. En réalité c’est tout autre chose, les lampes frontales sont très directionnelles si bien qu’à quinze mètres, le cercle de lumière le plus lumineux projeté par la lampe doit faire 1,5 mètres de diamètre, il est donc très facile de rater l’entrée du chemin principal.
  Nous avons d’ailleurs fait l’expérience d’éteindre toutes les lumières, c’est assez impressionnant, c’est le noir total, les yeux s’écarquillent d’eux-mêmes en vain. De même, il règne un silence complet, où plutôt l’on entend que le sifflement de ses propres oreilles. Rien que pour faire cette expérience, le voyage en valait la peine.

    La progression dans la grotte bien que pour débutants, ne fût pas de tout repos. Après seulement une dizaine de minutes de progression à travers les rochers, nous avons dû faire face à un passage difficile où il s’agissait de passer au dessus d’un trou dans une position peu confortable en prenant appui sur les aspérités glissantes des parois. C’était le passage le plus délicat. Ensuite vers la fin nous avons pas mal rampé dans des boyaux toujours larges mais plutôt bas de plafond.


    Enfin bref ce fût un bon moment passé en joyeuse compagnie et un bon défi personnel à relever pour chacun ! Devinez quoi, on est tout de même bien content au bout de cinq heures passées dans l’obscurité de revoir la lumière du jour. A refaire !

Par Jdoo - Publié dans : Ballades aux USA
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